Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, a marqué un grand coup ce jeudi 5 novembre 2026 à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix.
Face aux membres de la Commission des affaires économiques et financières (CAEF) du Sénat, le représentant du gouvernement ivoirien a obtenu l’adoption unanime de deux projets de loi majeurs. Ces textes, porteurs de réformes structurelles profondes, visent à redynamiser et sécuriser l’écosystème des Petites et Moyennes Entreprises (PME) ainsi que des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) en Côte d’Ivoire.
Le premier projet de loi défendu par le ministre Konaté s’attaque à la mise à niveau de la politique nationale de promotion des entreprises, obsolète depuis 2014. Ce nouveau texte introduit une harmonisation cruciale de la définition des PME, intègre officiellement le statut juridique des ETI et reconnaît formellement le statut de l’entreprenant.
Au-delà des ajustements sémantiques et légaux, la réforme matérialise l’ambition de l’État par des outils concrets. Elle acte la création d’un fonds de soutien spécifiquement dédié au financement des PME, le principal point de blocage pour les entrepreneurs locaux. De plus, un observatoire national sera mis sur pied pour évaluer l’efficacité des politiques publiques et affiner l’accompagnement technique et managérial sur le terrain.
Le second volet de cette offensive législative concerne la ratification de l’ordonnance n°2025-853 du 12 novembre 2025. Ce texte modifie le fonctionnement du Guichet unique de développement des PME (GUDE-PME). L’objectif affiché par le gouvernement est la rationalisation : regrouper au sein d’un même pôle institutionnel intégré l’ensemble des missions d’assistance financière et technique. Cette simplification administrative doit permettre aux entrepreneurs d’avoir un interlocuteur unique et d’accéder plus rapidement aux mécanismes d’aide.
Devant les parlementaires, Ibrahim Kalil Konaté a rappelé l’urgence de ces réformes en dévoilant des chiffres éloquents : la Côte d’Ivoire compte aujourd’hui 87 361 PME enregistrées, mais seules 55 000 d’entre elles sont réellement actives. L’écart met en lumière les difficultés chroniques de compétitivité, d’accès aux marchés et de compétences managériales auxquelles font face les structures ivoiriennes.
« Nous venons de faire un pas de géant en direction des PME », s’est réjoui le ministre à l’issue du vote, saluant l’alignement des sénateurs avec la vision gouvernementale. Avec ces nouvelles dispositions, la Côte d’Ivoire espère accélérer la formalisation de son économie et offrir un environnement plus compétitif au secteur privé, moteur essentiel de la création d’emplois dans le pays.
Sources: Afriksoir
